Slow tourism : une nouvelle façon de voyager pour se ressourcer

En tant que salarié(e), vous avez probablement cinq semaines de congés payés par an. Il est donc aisé de comprendre les plannings de visites chargés que vous vous imposez. Vous souhaitez profiter le plus possible de vos vacances et c’est parfaitement compréhensible. Cependant, êtes-vous vraiment satisfait de vos voyages lorsque vous survolez une destination et rentrez plus épuisé(e) qu’au départ ? Si la réponse est non, le slow tourism est la solution faite pour vous.

Qu’est-ce que le slow tourism ?

Aussi appelé « slow travel », le slow tourism est un anglicisme qui signifie littéralement « tourisme lent ». Traduit en français, cela n’a pas l’air très amusant. Et pourtant, cette façon de voyager va vous permettre de réellement vous ressourcer.

Dans les faits, il existe deux interprétations du slow tourism.
Pour les américains, la pratique du slow tourism se résume à rester plusieurs semaines au même endroit. Peu importe le moyen de transport que vous employez, l’essentiel est de séjourner longtemps sur place.
En Europe, le slow tourism rime plutôt avec tourisme de proximité. C’est à dire que l’on privilégie les randonnées à pied ou à vélo pour voyager vers des destinations proches.

Quelle que soit la démarche avec laquelle vous êtes le plus en phase, cette pratique reste tout de même flexible. Le plus important reste de ralentir et de profiter de l’instant présent, non pas de courir à tous les incontournables de la ville.

Toujours sceptique ? Lisez tous les bénéfices que le slow tourism peut vous apporter.

 

Les bénéfices du slow tourism

Goûtez au repos

Selon un sondage de l’Ipsos, 53% des personnes interrogées dans 4 pays d’Europe affirment vouloir lever le pied. Prendre son temps et pouvoir se reposer en vacances sont donc un des critères importants aux yeux d’un européen sur deux, s’il l’on extrapole.

Le slow tourism vous permet de satisfaire ce besoin en vous forçant à ralentir pour en voir moins mais mieux. Préférez-vous rester dix minutes devant l’orignal du chef-d’œuvre d’un peintre dont vous admirez le travail et créer un vrai souvenir avec les émotions que la contemplation vous fera ressentir ? Ou bien préférez-vous le prendre en photo en vous disant que vous pourrez ainsi le voir tous les jours ? Honnêtement, les objets et les paysages que vous voyez en vacances ne sont-ils pas plus beaux en vrai ?

Un conseil : profitez-en tant que vous êtes devant !

Vivez des voyages authentiques

Être connecté(e) à la réalité plutôt qu’à son appareil photo laisse plus de place à de bonnes surprises. En effet, en vous concentrant sur ce que vous vivez au lieu de tout ce que vous allez vivre, vous êtes plus alerte sur ce qui vous entoure.

Vous êtes ainsi plus opportun(e) de remarquer ce petit atelier de poterie, caché au fond de cette ruelle. Vous êtes plus détendu(e) et entamez volontiers la discussion avec Christine, une locale. Passionnée par l’histoire de sa ville, elle n’hésitera pas à vous expliquer quelques points spécifiques de sa culture ou encore à vous amener au restaurant du coin qui fait les meilleures andouillettes de la région.

Vous laisser le temps d’explorer les endroits qui vous attirent vraiment (et non pas parce que ce sont des endroits touristiques majeurs) et être ouvert(e) aux habitants sont de bons moyens de vivre des voyages plus authentiques.

Réduisez votre impact écologique

Si vous vous sentez plus proche de la vision européenne du slow tourism, cette section est un bénéfice bonus. Si vous choisissez de voyager moins loin et donc de privilégier des transports moins polluants, les avantages sont mêmes doubles.

Tout d’abord, la planète vous en remerciera. Votre trajet rejettera moins de CO2. De plus, vous passerez plus de temps à destination plutôt que dans les transports. Si vous vous rendez dans des endroits moins fréquentés, ce sera également moins de pression pour les terres visitées.

D’un autre côté, cela devrait vous faire plaisir à vous : vous êtes un voyageur responsable. Vous êtes conscient(e) des problèmes que le tourisme peut engendrer et vous agissez pour les réduire. Parlez de cette démarche autour de vous, vous inspirerez vos proches c’est certain. Le slow tourism est le tourisme d’aujourd’hui et de demain.

Comment pratiquer le slow tourism ?

Maintenant que vous savez en quoi consiste le slow tourism et ses bénéfices, voici trois clés pour vous aider à mettre cette méthode en pratique.

Allongez votre durée de séjour

Il ne s’agit pas ici de demander à votre employeur une semaine de vacances supplémentaire (bien que ce ne serait pas de refus). Il vous est plutôt proposé de réduire le nombre de destinations que vous envisagez de visiter. Par exemple, il est fortement déconseillé de ne passer qu’une seule nuit dans une ville. Essayer plutôt d’en passer trois ou quatre. Vous aurez ainsi l’opportunité de vraiment vous imprégner de l’esprit du lieu et de découvrir à votre rythme.

Repensez votre emploi du temps

Cette clé rejoint la section précédente. Afin de pouvoir explorer tranquillement, ne surchargez pas votre planning de visites. Au contraire, laissez-y des plages libres pour vous permettre de vous balader un peu au hasard ou tout simplement de vous assoir dans un parc pour vous reposer. Les vacances sont aussi faites pour cela et ce n’est pas parce que vous n’êtes pas chez que vous devez absolument profiter de chaque minute pour sortir et visiter.

C’est aussi dans ces moments où rien ne sera prévu que vous laisserez la porte ouverte à de nouvelles rencontres ou découvertes inattendues mais très enrichissantes.

Choisissez le bon moyen de transport

Ce dernier point fait quant à lui écho au dernier avantage du slow tourism : réduire son emprunte écologique. Pour cela, privilégiez les destinations de proximité. Vous pourrez ainsi vous y rendre à pied ou bien à vélo.

Si vous souhaitez vraiment vous couper de votre quotidien et partir plus loin, ce n’est absolument pas interdit. Dans ce cas, privilégier le train qui est le moyen de transport terrestre de loin le moins polluant. Si ce dernier est trop cher pour vous, tournez-vous alors vers les bus Macron, très abordables et qui rejettent toujours moins de C02 que la voiture ou l’avion. Leur petit inconvénient est que les trajets sont souvent plus long, surtout par rapport aux lignes à grande vitesse. Néanmoins, cela colle avec l’esprit du slow tourism de prendre son temps en voyage.

Vous savez désormais comment passer les vacances les plus authentiques mais aussi ressourçant . Bon repos !

The following two tabs change content below.

backvoyagidees

Commentaires fermés sur Slow tourism : une nouvelle façon de voyager pour se ressourcer