3 festivals à ne pas rater au Japon

Awa-odoriLes coutumes et les traditions japonaises figurent parmi les aspects culturels du pays qui fascinent le plus les visiteurs. Il faut savoir qu’au Japon, on célèbre un grand nombre de fêtes traditionnelles tout au long de l’année. Parmi les plus importants, on peut, par exemple, mentionner l’Awa Odori, le Hanami et l’O-Bon.

1 — L’Awa Odori, ou la « danse d’Awa », pour marquer sa joie

L’Awa Odori est un festival de danse fêté annuellement entre le 12 et 15 aout dans la ville de Tokushima. D’après la légende sur l’origine de ce festival, il a été créé il y a plus de 400 ans, lorsque le gouverneur féodal Hachisuka Iemasa offrit du saké aux habitants de Tokushima, afin de célébrer l’achèvement du château de la ville. On dit que la population fut si ivre que les gens commencèrent à danser d’une façon assez peu gracieuse, déséquilibrée. Depuis, cette fête est célébrée chaque année et est devenue l’un des festivals les plus animés de ce genre sur les terres japonaises.

Awa-odori

Plus d’une centaine de milliers de danseurs prennent part à l’Awa Odori et la ville accueille plus d’un million de visiteurs venus la célébrer au rythme des tambours, flûtes et cloches traditionnels japonais. Le plus souvent, les participants se rassemblent avec leurs collègues du travail ou de l’école et forment des groupes que l’on appelle « ren ». Les tenues ainsi que les styles de danses adoptés par les hommes et les femmes ne sont pas les mêmes. En effet, les hommes portent un habit que l’on appelle « happi » et dansent d’une manière assez énergique. Les femmes, quant à elle, portent un « yukata » et dansent d’une manière plus calme et gracieuse.

2 — Le Hanami pour honorer les fleurs de cerisiers

Le Hanami est une coutume annuelle japonaise qui consiste à apprécier la magnificence des fleurs de cerisiers pendant le début du printemps. Cette tradition remonte jusqu’au VIIIe siècle pendant l’ère Nara. À cette époque, les Japonais ne pouvaient s’empêcher d’admirer la beauté des fleurs de pruniers qui venaient juste d’être importés de Chine. Puis, pendant l’ère Heian, cette admiration fut passée des fleurs de pruniers aux fleurs de cerisiers ; une admiration qui s’est toujours entretenue jusqu’à aujourd’hui.

Hanami

Il faut savoir que la fleur de cerisier revêt un caractère presque sacré dans le pays. En effet, dans le passé, sa floraison signifiait le début de la période de plantation du riz. C’est pendant cette période que l’on offre des offrandes aux kamis qui sont des esprits que l’on considère responsable de la bonne récolte. Par ces offrandes, on s’assurait donc recevoir obtenir leur faveur. De plus, au Japon, la beauté éclatante des fleurs de cerisiers ne dure qu’un peu plus de dix jours. Elles sont alors perçues comme un symbole de la fragilité de l’existence.

Lors de la période du Hanami, les Japonais se rejoignent dans les parcs et les jardins pour s’émerveiller devant la beauté de ces fleurs, et passer du bon temps ensemble, en famille, entre amis, entre connaissances. On profite de ces moments pour resserrer les liens autour d’un piquenique. La nourriture sera abondante, agrémentée par les boissons alcooliques.

3 — L’O-Bon ou la fête pour honorer les ancêtres

La fête des Morts, connue au Japon sous l’appellation O-Bon, est un festival bouddhiste en l’honneur des esprits des ancêtres. Elle y est célébrée depuis plus de 500 ans. Il s’agit d’une fête très animée et qui est célébrée partout dans tout le territoire japonais. Quand vient le soir, des lanternes et des bougies sont allumées afin d’accueillir et raccompagner les esprits des morts.

O-Bon

Toute la famille se réunit. Un moine bouddhiste est alors appelé à venir au foyer afin d’y faire une prière pour la famille. Il existe un emplacement dédié aux ancêtres dans chaque maison japonais. C’est sur cet autel que sera déposée en offrande de la nourriture pour symboliser sa reconnaissance, lors de la fête des Morts japonais.

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